jeudi 14 décembre 2017

Le retour au premier plan du droit à l’autodétermination des peuples, par Richard Neuville

Passé le temps de la décolonisation et de la poussée nationalitaire des années 1970, le droit à l’autodétermination des peuples semblait oublié dans l’Hexagone et voilà, qu’en cet automne, il resurgit avec une grande acuité. 

La victoire des formations nationalistes (autonomistes et indépendantistes réunis) en Corse, les litiges dans la définition du collège électoral pour le référendum d’autodétermination prévu en Kanaky en 2018 et la proclamation symbolique de la République catalane (même si le sentiment nationaliste s’exprime peu en Catalogne du Nord) sont l’expression du retour au premier plan de la question nationale. 

La République française, chantre des droits humains, ne concède même pas les droits culturels en métropole, elle n’a toujours pas signé ou ratifié les conventions du Conseil de l’Europe : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales de 1991 (non signée) et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires de 1992 (non ratifiée par le Parlement). Les rapports de domination coloniale sont toujours présents comme l’ont révélé les événements dans les « départements » d’outre-mer en Guadeloupe en 2009 ou en Guyane au printemps dernier. 

mercredi 15 novembre 2017

Les révolutions indo afro latino-américaines, par Richard Neuville


Cette intervention a été prononcée le 10 juin 2017 lors de la journée d'étude du Réseau sur l'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps.

Autogestion et Révolution longue, par Bruno Della Sudda



Cette intervention a été prononcée le 10 juin 2017 lors de la journée d'étude du Réseau sur l'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps.

L'altermondialisme et les révolutions arabes, par Gus Massiah


Cette intervention a été prononcée le 10 juin 2017 lors de la journée d'étude du Réseau sur l'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps.

lundi 13 novembre 2017

Pour un service public construit sur la base de la Démocratisation, de la Socialisation et de l'Autogestion


Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes[1] appelle à lutter pour un service public et des biens communs qui garantissent, à l’échelle mondiale, une égalité de prestations et de droits pour l’ensemble de la population. 

Le service public constitue un salaire social, un élément décisif du revenu et des conditions de vie des classes populaires. Il détermine et définit une répartition de la richesse socialement produite. 

C’est pourquoi il doit être égalitaire pour toutes les populations concernées, reprendre les prestations et les structures les plus avancées des services publics nationaux et régionaux, s’aligner sur le mieux-disant pour toutes les prestations et les activités qu’il devrait assurer, se construire à partir d’une stratégie de convergence rapide, fonctionner selon des critères d’utilité sociale. 

jeudi 2 novembre 2017

68 thèses pour l’autogestion et l’émancipation, par Bruno Della Sudda, Patrick Silberstein, Romain Testoris (octobre 2017)

1917. Dans un monde où les empires imposent la barbarie coloniale et exploiteuse à des centaines de millions d’indigènes, un coup de tonnerre éclate aux confins d’une Europe continentale lacérée de tranchées sanglantes. La Révolution russe qui jaillit soulève les consciences humaines. Une brèche s’ouvre. En Russie, ouvriers, paysans et soldats montent à l’assaut du ciel et déferle, pour un temps, l’invention d’une autre vie qui bouillonne dans toutes les veines de la société. 

Pour les opprimé•es et les exploité•es du monde entier, un espoir est né et il faut encore saisir à la fois ce moment d’émancipation, dans toutes ses couleurs, et sa destruction en quelques années, trahi, défiguré, piétiné par la contre-révolution stalinienne. 

mercredi 18 octobre 2017

1948-2018 Contre vents et marées. Hier comme aujourd’hui : l’actualité d’un socialisme autogestionnaire, par Catherine Samary

C’est avec l’autorisation de Catherine Samary que nous publions ce long et intéressant texte illustrant la nécessité de reprendre , contre vents et marées, en cette période de basses eaux des réflexions sur les perspectives de changements de la société, le chemin de la seule « utopie concrète » qui soit, la perspective de la démocratie intégrale, c’est-à-dire de l’autogestion généralisée. 

Henri Mermé

"1948 fut l’année de « l’excommunication » des communistes yougoslaves par Staline. Pourquoi quelque soixante dix ans plus tard s’intéresser encore (ou à nouveau) à l’expérience socialiste autogestionnaire yougoslave 1 ? Que pourrait-on y trouver pour répondre aux problèmes du capitalisme du XXIè siècle alors que l’ancienne fédération et système yougoslaves ont disparu dans la tourmente de dramatiques voire sanglants conflits ? 

L’alternative exprimée en 1918 par Rosa Luxembourg, « socialisme ou barbarie » est plus que jamais actuelle. Mais les mots – socialisme, communisme – associés aux projets émancipateurs, ont été affaiblis ou dénaturés par des échecs voire par des politiques criminelles mais aussi par des idéologies mensongères couvrant d’autres politiques criminelles. 

lundi 16 octobre 2017

"Que reste-t-il de 1917 ?" Réunion débat samedi 11 novembre de 9h30 à 16h30 au Maltais Rouge , Paris

Co-organisé par l’OMOS, l’Association Autogestion, le réseau AAEF, l’ACU, les Editions Syllepse, Contretemps, Regards, Les cahiers de l’Histoire 

La Révolution d’Octobre 17 est désormais vue à travers la faillite de l’URSS. Quelle qu’aura été le regard porté sur cette dernière, cette Révolution et ce qui en a découlé a largement marqué le XXe siècle et l’idée de transformation sociale des sociétés. Son écroulement a débouché sur des thèmes comme « la fin de l’Histoire » ou le Tina (There Is No Alternativ) de Margaret Thatcher. 

 Aujourd’hui, des analyses différentes voire divergentes ont des conséquences diverses sur la question de la transformation sociale et ce, au moment où dans de multiples pays, le système politique et institutionnel connaît une crise inégalée. 

mardi 3 octobre 2017

Etat espagnol, Catalogne : histoire d'une séparation, par Richard Neuville

Le référendum organisé dimanche par les forces indépendantistes catalanes, ainsi que la féroce répression qui s’en est suivie, trouvent leur explication dans la lente dégradation d’un processus qui avait démarré de manière favorable dans les années 2000, avant de se heurter aux refus réitéré de toute forme de concession de la part du gouvernement central. Les revendications catalanes sont alors progressivement passées d’une autonomie négociée, à une volonté d’indépendance pure et simple. Celle-ci ne peut être que renforcée par les événements des derniers jours. 

L’auteur de cette tribune, Richard Neuville, est militant syndical et politique et co-animateur de l’association Autogestion. 

"Depuis la Diada – le 11 septembre : jour de la fête nationale de Catalogne – qui a réuni plus d’un million de personnes dans les rues de Barcelone, les interventions du pouvoir central s’enchaînent contre le processus d’autodétermination engagé en Catalogne. 

lundi 2 octobre 2017

Le fruit mordoré : planche de salut et laboratoire social, par Patrick Silberstein

Il est minuit dans le siècle. Cherchant à échapper à la nasse qui se referme, les réfugiés affluent à Marseille, alors en zone «nono» où la botte nazie a, momentanément, délégué à son vassal maréchaliste le soin de faire régner son ordre. David Rousset synthétise la situation européenne du temps par une formule choc: «Auschwitz et Marseille sont alors les seules portes ouvertes de l’Europe[1].» 

Pourtant, de la fin 1940 à 1942, une ruelle du Vieux port, la rue des Treize escaliers, va être le théâtre d’une extraordinaire aventure résistante. Le 11 novembre 1940, selon la notice que lui consacre Rodolphe Prager dans le Maitron, Sylvain Itkine, comédien et membre du Parti ouvrier internationaliste (POI)[2], crée avec quelques amis la coopérative Le Fruit mordoré qui va fabriquer des «Croque-Fruits». 

Dépasser le capitalisme par le Commun, par l’OMOS (Observatoire des Mouvements de la Société)

Les luttes récentes sont toutes marquées par la revendication du droit à l’usage et à l’accès. Il s’agit du droit à des ressources essentielles à la vie (eau, énergies, nature…), du droit au travail et à l’accès à l’outil productif, du droit à des ressources immatérielles, à la santé et à l’éducation. 

Ces revendications se heurtent de plein fouet à la propriété – privée comme étatique – qui transforme les ressources à la base de ces droits fondamentaux en capital lucratif et aliénable. 

Ces dernières années nous ont montré combien le compromis n’est plus guère possible entre ces droits humains et l’existence même d’un capital qui décide l’orientation des investissements et des emplois. Non seulement le capitalisme n’est plus capable de porter le développement de la société, mais il est entré dans une phase où il détruit plus qu’il ne crée. 

samedi 16 septembre 2017

Les coopératives d'habitant-es en Uruguay : conférence débat les 28 septembre à Vaux-en-Velin et 3 octobre à Paris avec Pablo Caballero Moreira

A l’occasion de sa venue en Europe, à l’initiative de la Coopérative d’habitants Chamarel Les Barges 1 et de l’association Chamarel pour participer à la European Cohousing Hub (Berlin, 5 au 9 octobre), Pablo Caballero Moreira sera à Lyon du 28 au 2 octobre pour une conférence et diverses actions de la Fédération nationale des coopératives d’habitants, et à Paris les 3 et 4 octobre. 

A Vaulx-en-Velin, le jeudi 28 septembre à 20h Au Cinéma Les Amphis, 12 Rue Pierre Cot, 69120 Vaulx-en-Velin, autour de film « Vive les coopératives » réalisé par Rafael Gutierez et un court métrage d’Emilie Souillot « Chamarel. La coopérative d’habitants, un atout pour mieux vieillir ». Cette initiative est organisée par la Fédération Française des coopératives d’Habitants, la Coopérative d’habitants Chamarel Les Barges et de l’association Chamarel. 
Avec le soutien : De association “Autogestion”…et BSHF (Building and Social Housing Foundation). 

samedi 2 septembre 2017

L'heure est à l'autogestion, par Yvan Craipeau (1977)

Le texte ci-dessous d’Yvan Craipeau (1) paru dans Tribune Socialiste le journal du PSU date de quarante ans (n° 741 12 au 18 mai 1977) et développe l’idée que « l’autogestion est au cœur des débats du mouvement ouvrier ». A l’époque cette thématique lancée initialement, outre quelques intellectuels militants de renom, par le PSU et quelques groupes d’extrême gauche mais aussi par la grande organisation syndicale qu’était la CFDT et avait même était reprise, certes formellement et de façon déformée et édulcorée, par le PS et interrogeait aussi le PCF ! 

C’était un autre siècle, un autre monde aussi que les moins de soixante ans auraient du mal à imaginer ; un monde où l’espoir de « changer la vie » semblait pour beaucoup de militant-e-s à portée de nos luttes. Bref un des buts de notre Réseau n’est pas uniquement la nostalgie mais en publiant des textes souvent inconnus pour les jeunes générations de rappeler que connaitre ce qui était à l’ordre du jour hier ne devrait pas seulement être utile pour les livres d’histoire, mais , soyons fous, donner aussi quelques idées pour nos combats d’aujourd’hui qui, sans perspective d’un autre monde à construire, ne peuvent pour l’essentiel que reste défensifs. 

jeudi 31 août 2017

L’extrême polarisation de la société américaine et l’effondrement de Trump conduisent au grand affrontement civil qui approche! par Yorgos Mitralias *


Nous voici donc à un pas de ce qui était hier encore impensable, l’éloignement -d’une façon ou d’une autre- du 45e président des États Unis de la direction de son pays, seulement sept mois après son installation à la Maison Blanche ! 

Le constat n’est pas du tout arbitraire et a des fondements solides. Il se fonde sur le fait que le célèbre 1% des ultra-privilégiés que M.Trump s’est mis en tête d’en faire encore plus riches grâce à ses effarants allégements fiscaux et autres cadeaux mirifiques, l’abandonne maintenant en masse, retirant spectaculairement son soutien et laissant entendre qu'il ne veut plus de lui à la Maison Blanche! 

Et en effet, la liste des “rats (milliardaires) qui abandonnent le bateau” est plus qu'impressionnante. Il ne s’agit pas de quelques-uns des grands patrons, mais de la fine fleur du très grand capital nord-américain et international. L’un après l’autre les PDG de Merck, IBM, General Motors, Intel, 3M, Blackstone, Apple, Walmart, General Electric, Pepsi, Coca-Cola, et de dizaines d’autres, ainsi que ceux des colosses bancaires -qui font et défont des gouvernements- comme JPMorgan Chase et Goldman Sachs (!) ont annoncé en l’espace de 2-3 jours, non seulement qu’ils condamnent sans appel les déclarations scandaleuses de Trump mais aussi -et surtout- qu’ils démissionnent des commissions économiques, politiques et patronales qui conseillent traditionnellement les présidents des États Unis.